La philosophie du combat médiéval de la GdC

Dans toutes ses activités, la gdc a une démarche de reconstitution historique, que ce soit au niveau de l'équipement militaire que civil, du mobilier, de la nourriture ….

Un seul domaine échappe à cette logique : le combat, pour lequel, la gdc se place dans une logique de simulation.

Qu'elle différence faisons-nous entre reconstitution et simulation ?


La reconstitution historique :

Il s'agit d'une démarche d'authenticité, qui fait passer la réalité de la vie et des équipements de l'époque, avant le confort dû aux équipements et à la technologie moderne. Par exemple, il serait infiniment plus confortable de porter des armures en inox que des armures qui rouillent à la moindre goutte de pluie ou de transpiration et qu'il faut donc nettoyer et entretenir dès les combats terminés.

Cette démarche d'authenticité est présente à tous les niveaux de la vie du camp, que ce soit pour les équipements militaires et civils, pour le mobilier (qui a été fabriqué selon des modèles du XIVème siècle), les ustensiles et même pour la nourriture (à l'exception du café le matin, parce qu'il y a quand même des limites, cela reste un loisir …).

Pour ce faire, nous nous appuyons sur les critiques avisés des autres compagnies, mais aussi et surtout d'historiens et de conservateurs de musée.

Pour résumer, la reconstution historique, telle que nous la pratiquons, consiste à être au plus prêt de la réalité et de la vie telle qu'elles étaient à la fin du XIVème siècle.  

La simulation des combats :

La finalité du combat médiéval consiste la plupart du temps à tuer son adversaire. Si l'adversaire s'avérait être un noble fortuné, jusque vers la fin du XIVème siècle, le but était alors, autant que faire se peut, de le faire prisonnier afin de le rançonner.

Dans la 2ème moitié du XIVème siècle, l'esprit chevaleresque des combats le cédant peu à peu à la politique, de moins en moins de prisonniers étaient fait lors des guerres, ce qui conduira au désastre d'Azincourt, la quasi totalité des nobles français présents ayant été tués et non rançonnés.

Or la GdC ne pratique pas le combat médiéval pour tuer réellement ses adversaires. Il n'est donc pas question de pratiquer une forme de combat dont les techniques et la finalité serait de blesser ou de tuer.

C'est pourquoi nous parlons de simulation et non de reconstitution. Les coups vont être portés sur le corps des adversaires, mais par des gestes maitrisés.

Pour ce faire, nous nous appuyons sur une technique de combat très rigoureuse (mais pas historique) qui nécessite une maîtrise parfaite pour ne pas être dangereuse. Cette maîtrise s'acquière grâce à des entrainements réguliers : les combattants de la GdC s'entrainent 2 à 3 heures (en une cession) toutes les semaines.

Le combat médiéval historique repose principalement sur la force brute, les coups étant assénés avec toute l'inertie du bras et du corps lors de la frappe, afin de terrasser son adversaire. On assiste alors à des grands coups, amples et armés (cad. que le bras fait un grand mouvement pour acquérir de l'inertie), qui viennent s'abattre avec violence sur le bouclier, l'arme ou le corps de l'adversaire.

Pour des raisons évidentes de sécurité, nous pratiquons un type de combat beaucoup moins dangereux, mais qui vu par un public néophyte, fait autant d'effet, la violence (apparente) des combats étant parfaitement simulée.